La salle polyvalente de l’hôtel Le Privilège, située à Abomey-Calavi, a accueilli le vendredi 25 août dernier le lancement officiel du film « Les Larmes d’une Mère ». Cet événement a connu une forte mobilisation des habitants de Calavi et des environs, venus en masse pour soutenir les organisateurs dans leurs initiatives.
L’Association de jeunes dénommée « Organisation for Benin Youth’s Hatch » (OBYH), en collaboration avec la présidente d’honneur Madame Angèle Dohou Yémoa, œuvre pour offrir des films de qualité et instructifs à la population en vue de la sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG). C’est grâce à cette collaboration que les acteurs du lancement du film « Les Larmes d’une Mère » ont pu mobiliser le monde culturel et différentes couches sociales pour célébrer ce chef-d’œuvre minutieusement accompli. Ce film est à la fois instructif et inclusif pour tous. Les séquences d’actions dans ce long métrage reflètent des témoignages émouvants.L’histoire de ce film, lancé vendredi dernier, est celle d’un couple qui a connu des difficultés pour concevoir un enfant. Après 4 fausses couches, ce couple a finalement eu un enfant. Malheureusement, cet enfant rencontre des problèmes sociaux dans son adolescence. Ses comportements ont ému de nombreuses personnes sensibles face à la profondeur des réalités de cette histoire. En Afrique, les mères peuvent pleurer en raison des nombreuses difficultés liées à la vie de leur foyer. Dans ce cas précis, les larmes de cette mère sont dues à la condition sociale « méprisable » de son fils. Il en ressort l’importance d’une éducation de qualité et d’une orientation bien choisie pour les enfants. Ce qui fera le bonheur des mères mais aussi de toute la société. L’engagement de la présidente d’honneur aux cotés des acteurs du projet trouve sa source dans la pertinence du sujet traité (les VBG) et sa portée sur la santé surtout mentale des victimes particulièrement les femmes et les mères d’une part, et la passion très contagieuse du réalisateur du film d’autre part. Elle invite chaque béninois à contribuer à son niveau à l’élimination des VBG dans notre société.Selon M. David Dossou-Yovo, l’initiateur du projet, de nombreuses mères en Afrique, y compris au Bénin, font face à des problèmes de violence et d’insécurité conjugales. Pour lui, la violence contre les femmes et les enfants, y compris les mères, est malheureusement une réalité dans certains contextes africains. Ces exemples illustrent les défis auxquels les mères sont confrontées en Afrique, en particulier au Bénin. Malgré ces difficultés, de nombreuses mères font preuve de résilience pour soutenir leur famille dans des conditions souvent précaires.Suite à ce lancement, plusieurs actions sont déjà programmées pour donner un sens à l’engagement des organisateurs dans ce domaine. Deux nouveaux projets débuteront dans les prochains jours. Parmi eux, le projet de formation gratuite pour les filles, qui pourront choisir parmi 12 métiers et seront formées gratuitement pendant 3 mois. Un projet d’insertion socio-professionnelle pour les filles formées est également prévu. À la fin de cette série d’actions de 6 mois, OBYH décernera des attestations.
Gautier Noudofinin
