Les spéculations vont bon train autour de la composition du gouvernement que pourrait diriger Romuald Wadagni. Si aucune liste n’a filtré, les consultations en cours laissent entrevoir une équipe d’ouverture, mêlant continuité, poids politiques et technicité.
L’entrée probable de l’opposition marque le principal signal politique. Le nom d’un ancien ministre d’un précédent gouvernement revient avec insistance pour incarner cette main tendue. Un geste qui viserait à élargir la base de soutien et à apaiser le climat politique à l’approche des prochaines échéances.
Dans ce schéma, plusieurs ministres de l’équipe sortante seraient maintenus à des postes stratégiques. La ministre du Numérique et de la Digitalisation est citée pour conserver son portefeuille, forte de la dynamique impulsée dans le secteur. Deux autres femmes de l’actuel gouvernement, reconnues pour leur gestion des dossiers sensibles, figureraient également dans les arbitrages finaux, même si leurs attributions restent floues.
Le volet communication est au cœur des discussions. Le choix du porte-parole et la gestion des relations avec les médias sont présentés comme déterminants. Des profils expérimentés sont évoqués, issus du sérail médiatique béninois, mais l’option d’une expertise internationale n’est pas écartée pour moderniser la stratégie gouvernementale.
Les noms d’anciens maires et de spécialistes de la décentralisation reviennent constamment. Leur expertise serait sollicitée pour renforcer la gouvernance locale. À leurs côtés, des ministres en exercice, salués pour leur impact sur le cadre de vie, les affaires étrangères et l’artisanat, seraient reconduits pour assurer la continuité des chantiers en cours.
Enfin, la touche générationnelle ne serait pas oubliée. Un jeune promoteur culturel, connu pour ses initiatives dans le secteur créatif, serait pressenti pour insuffler une nouvelle dynamique. Un cadre du ministère de l’Économie et des Finances, proche collaborateur du président, compléterait cette première équipe.
Si les postes restent confidentiels, l’architecture esquissée dessine un gouvernement hybride : technocrate, politique et ouvert, censé conjuguer compétence et consensus.