<< A ce jour, notre pays, le Bénin avec un taux de prévalence contraceptive de 12,4% (EDSB V) occupe une place non confortable juste avant la Guinée Conakry (11%)>>. C’est le tableau sombre affiché par le Bénin en termes des engagements pris en faveur de la planification familiale dans le cadre du Partenariat de Ouagadougou (PO) signé en 2021
Dieudonné Sodabi
Selon la 5e Enquête démographique et de santé, (Eds 2017-2018), en matière de santé maternelle, néonatale et infanto-juvénile, malgré les progrès de ces dernières années, le fardeau reste lourd avec jusqu’à 391 décès pour 100 000 naissances vivantes, un taux de mortalité néonatale de 30‰, ou encore un taux de mortalité infantile de 55‰. Face à cela, le Bénin n’est pas resté inactif. Des efforts sont faits. Des engagements sont pris afin d’augmenter le budget alloué à l’achat des produits contraceptifs, de 100 millions à 250 millions de FCFA en 2019. Aussi, le Bénin ambitionne-t-il d’augmenter sur la base de ces engagements, de 10 % chaque année le budget alloué à l’achat des produits contraceptifs pour porter la part contributive de l’Etat à 403 millions en 2026. <>, a salué au nom de la coalition des OSC/ PF, le Président de l’ONG GRAFED, Jérôme C. Chatigre. Mais, malgré ces efforts, l’accès équitable aux services de la planification familiale reste encore une problématique. Ceci, en raison des nombreux cas et autres risques liés à l’inaccessibilité des services de la planification familiale au Bénin, particulièrement dans les départements du Couffo, du plateau, de la Donga et de l’Atacora. <>, a clarifié Jérôme C. Chatigre. L’enjeu est donc de taille et il urge que le gouvernement aille au-delà de ses efforts afin de permettre au Bénin de tenir ses promesses à l’horizon 2026.