Elections en Turquie : Erdogan réélu président pour un troisième mandat avec plus de 52 % des suffrages

D’après l’agence officielle Anadolu, le président sortant de la Turquie a obtenu plus de 52 % des suffrages. Recep Tayyip Erdogan est en marche pour un troisième mandat à la tête de pays.InflationParlementLe président sortant a obtenu plus de 52 % des voix au deuxième tour.Le président sortant a obtenu plus de 52 % des voix au deuxième tour. Le président turc Recep Tayyip Erdogan est parti pour un troisième mandat. Il a obtenu dimanche 52,3 % des voix après le dépouillement de 95 % des bulletins du second tour, d’après l’agence officielle Anadolu. Son adversaire Kemal Kiliçdaroglu comptabilisait 47,7 % des voix. La commission électorale a confirmé l’élection du président sortant au cours de la soirée.Recep Tayyip Erdogan a officiellement revendiqué sa victoire à l’élection. « Notre nation nous a confié la responsabilité de gouverner le pays pour les cinq prochaines années », a-t-il assuré depuis le toit d’un bus garé devant sa résidence à Istanbul. Kemal Kiliçdaroglu s’est dit pour sa part « profondément triste face aux difficultés qui attendent le pays ».Lors du premier tour le 14 mai, le président sortant de 69 ans, à la tête du pays depuis deux décennies, avait remporté 49,5 % des voix, alors que son opposant social-démocrate Kemal Kiliçdaroglu récoltait 4,5 points de moins dans les suffrages.Pendant l’entre-deux tours, la perspective d’un nouveau mandat pour Recep Tayyip Erdogan était devenue de plus en plus probable, son opposant ne bénéficiant pas d’une quelconque réserve de voix pour imaginer remporter le scrutin, lors d’un deuxième tour inédit le 28 mai.Dans la foulée, le président russe Vladimir Poutine a félicité Recep Tayyip Erdogan, évoquant un « résultat logique » qui apporte la « preuve évidente » du soutien de la population à sa politique. Côté français, Emmanuel Macron a félicité sur Twitter le président sortant, estimant que « la France et la Turquie ont d’immenses défis à relever ensemble ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part dit espérer un « renforcement » des liens entre Kiev et Istanbul.StabilitéNi le désir de changement et d’ouverture d’une partie de l’électorat, ni l’inflation sévère qui mine la Turquie, ni les restrictions aux libertés n’ont pesé face au désir de sécurité et de stabilité qui s’était déjà exprimé au premier tour du scrutin.Pas même les conséquences du séisme survenu au mois de février (au moins 50.000 morts et 3 millions de déplacés) dans onze provinces du sud du pays, qui ont largement reconduit le chef de l’Etat. Le parti du président Erdogan, l’AKP islamo-conservateur a perdu des sièges au Parlement mais conserve sa majorité avec ses alliés.Kemal Kiliçdaroglu encaisse une défaite de plus, malgré une campagne qui prenait le contrepied de celle du président en promettant le « retour du printemps » face aux invectives. Il emmenait une coalition de six partis, mais il n’a pas su imposer l’économie ni la crise dans le débat électoral et s’apprête, comme il l’avait promis, à « retourner s’occuper de ses petits-enfants ».Dimanche soir, la livre turque, particulièrement fragilisée par le contexte économique et électoral, reculait à 20,05 pour un dollar, proche de son plus bas atteint vendredi à 20,06 livres pour un dollar. La monnaie turque a perdu 6 % depuis le début de l’année.

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