(Il remercie l’ex Président Patrice Talon, défend la continuité et appelle à l’unité nationale)
Quelques jours après l’ouverture officielle du nouveau septennat du président Romuald Wadagni, le débat sur l’avenir politique du Bénin demeure au cœur de l’actualité nationale. Reçu sur le plateau de L’Entretien du Dimanche, animé par Oumar Adégnandjou sur Eden TV, le député de la 5ᵉ circonscription électorale, Didier Maixent Djeigo, a partagé sa lecture des premiers actes posés par le nouveau pouvoir.
Dieudonné SODABI
Invité de l’émission L’Entretien du Dimanche sur Eden TV, le député Didier Maixent Djeigo a livré son analyse du nouveau contexte politique béninois. Entre bilan du président Patrice Talon, ambitions affichées du président Romuald Wadagni et défis du nouveau septennat, l’élu de l’Union Progressiste Le Renouveau a plaidé pour la poursuite des réformes engagées tout en mettant l’accent sur les attentes des populations. D’entrée de jeu, le parlementaire a décerné un satisfecit au nouveau chef de l’État pour les premiers signaux envoyés depuis son investiture. Il a notamment salué la qualité de la cérémonie d’investiture, la composition du gouvernement associant technocrates et acteurs politiques, ainsi que les innovations observées dès les premiers jours du nouveau mandat.
Un hommage appuyé à Patrice Talon
Au cours de l’entretien, Didier Maixent Djeigo a également rendu un vibrant hommage à l’ancien président Patrice Talon dont il a salué le bilan à la tête du pays. « Plus qu’Agbonnon, Patrice Talon nous a émerveillés parce qu’il faut comparer les inquiétudes du début aux résultats que nous avons obtenus à la fin », a-t-il déclaré. Pour l’élu de l’Union Progressiste Le Renouveau, les dix années de gouvernance de Patrice Talon constituent aujourd’hui une référence en matière de leadership et de transformation du pays. « Aujourd’hui, je peux dire que Patrice Talon est une académie. Tout n’est pas parfait, mais nous devons nous inspirer d’un pan de ce que Patrice Talon nous a apporté pour diriger notre pays pendant dix ans et le porter du niveau où il était à celui où il se trouve aujourd’hui. On peut célébrer le fait que le président Patrice Talon est sorti par la grande porte », a-t-il affirmé. Le député est allé plus loin en invitant les Béninois à s’inspirer de la méthode de gouvernance de l’ancien chef de l’État. « J’invite les Béninois à adopter la doctrine de Patrice Talon. Tout ce qui est de sa force, tout ce qui est de son intelligence, il l’a fait. Le reste, c’est le président de la République Romuald Wadagni qui doit le poursuivre », a-t-il ajouté.
Une continuité au service du développement
Selon Didier Maixent Djeigo, l’arrivée de Romuald Wadagni à la magistrature suprême s’inscrit dans une logique de continuité des réformes engagées depuis 2016. Pour lui, cette continuité ne doit pas être interprétée comme une reproduction mécanique du passé, mais comme la volonté de consolider les acquis et d’accélérer le développement du pays. Le député estime que les populations attendent désormais des résultats encore plus visibles dans leur quotidien, notamment dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, de l’amélioration des services publics et du développement local.
Une Assemblée nationale tournée vers les préoccupations des citoyens
Abordant le rôle du Parlement dans cette nouvelle phase politique, Didier Maixent Djeigo a plaidé pour une Assemblée nationale davantage orientée vers les préoccupations concrètes des populations et résolument engagée dans l’accompagnement des politiques publiques. Pour lui, l’institution parlementaire doit privilégier les débats de fond et les questions essentielles liées au développement du pays. « L’Assemblée nationale spectacle, le débat, la kermesse, on fait l’économie un tout petit peu et on aborde les vraies choses, les vraies questions », a-t-il lancé.
Les grands défis du septennat Wadagni
Le député a par ailleurs énuméré plusieurs priorités qui devraient, selon lui, guider l’action du nouveau président de la République. Il a notamment cité la lutte contre l’extrême pauvreté, la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux des populations, le renforcement des initiatives en faveur de l’éducation, de l’emploi des jeunes et de l’engagement civique. À ces défis s’ajoute la nécessité de préserver la sécurité nationale dans un contexte régional marqué par de nombreuses incertitudes. Convaincu de la volonté réformatrice de la nouvelle équipe gouvernementale, Didier Maixent Djeigo a appelé les institutions de la République à s’inscrire dans le même rythme d’action. « Ce gouvernement sera speed et il faudra être speed aussi à l’Assemblée nationale pour l’accompagner », a-t-il conclu, exprimant sa confiance dans la capacité du président Romuald Wadagni et de son gouvernement à conduire le Bénin vers une nouvelle étape de son développement.