L’Académie Nationale des Sciences Arts et Lettres du Bénin ( ANSALB) a animé le vendredi 7 novembre 2025, dans l’amphi Houdégbé sur le campus d’Abomey-calavi, une conférence publique sur la démocratie et l’État de droit. Occasion pour le communicateur principal, les académiciens et quelques universitaires, de lever l’équivoque pour ainsi situer les responsabilités.
*Gabin KATAKE*
Il faut l’éducation à la démocratie et à l’État de droit puis l’amélioration des institutions de contre-pouvoir. C’est l’essentiel des recommandations faites au terme de cette conférence publique qui a réuni des Universitaires, des spécialistes de la démocratie et des droits de l’homme, des académiciens de ANSALB. Les échanges ont été interactifs et la pluralité des conférenciers confirment l’intérêt et la portée des thématiques abordées.
Le communicateur principal, Gilles Badet, tout en montrant les différentes couches de démocratie, a insisté sur le fait que la démocratie est un régime dans lequel ni un individu, ni un groupe d’individus ne peut confisquer le pouvoir. Il n’a pas manqué de rappeler que l’État de droit tient compte de la hiérarchie des normes, l’ordre juridictionnel, le principe et l’application. » En démocratie, il faut la limitation des mandats. Il n’y a pas de démocratie sans compétition et le pouvoir élu doit avoir d’autorité sur la police et l’armée… » a-t-il affirmé avant de préciser, » l’État de droit, c’est la soumission aux règles de droit notamment la constitution. » Une réflexion qui a suscité des réactions, des interrogations et la curiosité des participants à la présente conférence. Théodore Holo, Président du collège B de l’académie, est revenu sur la séparation des pouvoirs et a cité la première cour constitutionnelle du Bénin, comme l’une des références en matière d’impartialité.
Au cours de cette conférence, d’autres préoccupations ont été abordées et élucidées notamment la théorie de la séparation des pouvoirs, de contre-pouvoir et le principe du référendum. Il en est de même pour la laïcité et la forme républicaine, qui selon le conférencier, ne doivent pas faire l’objet de révision. Étaient également présents à cette conférence, les Professeurs Huannou, Hounkonnou, Boko sans oublier Mathurin Coffi Nago, Ancien Président de l’Assemblée nationale et membre de ANSALB. Il faut rappeler qu’une copie du texte de la communication a été remise avant le vendredi 24 octobre 2025 aux organisateurs de la conférence.