Jordi G. KATAKE/MNS katakegabin@yahoo.fr
Au début Facebook, whasap et autres n’existaient pas. Impossible donc de se régler les comptes par les réseaux sociaux. Seul le Centre Culturel Français, aujourd’hui Institut français servait de cadre aux joutes verbales à fleurets mouchetés. Celà permettait de mettre en lumière les jeunes rappeurs qui avaient du flow, du punch. Les anciens y laissaient bien souvent leur peau.
Le clash dans le rap au Bénin, osons le dire a commencé avec la rivalité entre les Sakpata Boys et le Posse Ardiess. C’était un combat entre les guettos de guincomey et de Vedoko au milieu des années 90. On parle du single « Minon si minho » qui a envenimé la situation. Ils sont les pionniers du rap au Bénin et revendiquent ce statut chacun de son côté. Cependant, certaines sources citent le Groupe H2 Assouka et le parolier Éric MC, devenu chantre de l’éternel comme les tous premiers dans le game.
Encore et toujours Amir El Présidente
Il y a eu d’autres clash dans le game par la suite. Mais celui qui retient le plus les attentions est sans doute Amir El Presidente qui se considère comme le » Booba » du Bénin. D’aucuns disent qu’il a l’étoffe et l’envergure. D’autres contestent cette dimension et ce statut qu’il revendique. Il y a d’abord son clash avec Jowaoh El Padre, transfuge du Posse Ardiess. Private club de Sam Seed et Adekunle ont également eu leur dose au début des années 2000. En somme, Amir et le groupe Diamant noir sont nés avec des dents et ont tout bousculé, se sont accaparés des fans de Ardiess, H20 Assouka, SB, Max B et bien d’autres….
*Et le clash 2.0*
Le clash 2.0 du rap au Bénin a commencé notamment avec Cotonou City Crew et Blaazfem. Ils font partie des tous premiers groupes béninois à s’attaquer par médias sociaux interposés. Le plus grand clash du rap béninois relève de cette rivalité notamment entre Kemtaan et Amir. On ne peut évoquer le clash dans le rap béninois sans citer Adinon Vs Mutant, Adinon Vs Vano, Amir Vs Kamal, Amir Vs Kaysee Montajano et bien d’autres encore. A la fin on retient que c’est la famille, des amis qui se retrouvent tôt ou tard et maintiennent toujours l’image plus ou moins bonne du rap béninois.
