S’il y a un sujet qui fait l’actualité politique ces derniers jours au Bénin, c’est bien l’élection de l’ancien Président de la République, Boni Yayi à la tête du parti Les Démocrates. Depuis lors, l’information fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les commentaires vont bon train. A l’analyse, ce nouveau poste qu’occupe l’ex locataire de la Marina au sein du parti Les Démocrates pose un véritable problème d’éthique et d’équité au point où l’on s’interroge sur la place que lui reconnaît la République en tant qu’ancien Chef d’État. Puisqu’ayant fait tomber son étoffe d’ancien d’ancien Président de la République, sera-t-il inquieté pour sa gestion du pouvoir? L’interrogation mérite toute son attention car durant les deux quinquennats du désormais Président du parti Les Démocrates, des dossiers de malversations de haut niveau ont été soulevés. Au nombre de ceux-ci, figurent notamment, ICC service, Maria gléta, Dangnivo, la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Dossiers rocambolesques dans lesquels des collaborateurs et proches de l’ex Chef de l’État Boni Yayi ont été épinglés et d’autres en exil. Si jusque-là, le concepteur de la « refondation » n’a pas été interpellé, c’est bien à cause de son étoffe d’ancien chef d’État. De ce fait, l’on peut sans risque de se tromper, affirmer que le désormais numéro1 des « démocrates » a de quoi s’inquiéter. C’est une évidence puisqu’il devient désormais un citoyen lamba. Il sera désormais traité comme les responsables des autres formations politiques et de là, il sera prêt à répondre de sa gestion. Les prochains nous édifiéront plus. Wait and see !