Affaire  » prélèvement illégal de taxes chez les peulhs transhumants à Zè » : Plus de 30 millions FCFA de dégâts évalués dans seulement 3 villages
( Qui paye la facture ?)
( Le Maire Amadé Moussa et le SE Bertin Amoussou Kpakpa doivent éclairer l’opinion publique)

S’il y a une actualité qui défraie la chronique depuis un certains temps à Zè, c’est bien l’affaire « prélèvement illegal de frais de parcage chez les peulhs transhumants » dans les Arrondissements de Djigbé et de Sèdjè-Houègoudo. L’acte arbitraire posé par le secrétaire exécutif (SE) de la Mairie de Zè, Bertin Amoussou Kpakpa sans l’avis du Conseil Communal a dégénéré d’importants dégâts matériels et humains. Pour cause, les peulhs ont estimé que le payement des frais de parcage les légitime et leur donne le plein droit de circuler partout dans les villages de Wô-Togoudo, Gbagoudo, Awassou, Djigbé Agué… et Aglangbin. Selon les investigations menées par l’équipe du Groupe de presse Le Challenge dans les villages sus-cités, ces dégâts concernent surtout les palmiers à huile sélectionnés et non, les produits maraîchers, le maïs, la patate, le manioc, les étangs piscicoles et autres. Sur la question le conseil communal, par la voix du 2è Adjoint au Maire, Bernard Houédénou, lors d’un entretien, a dévoilé le point des dégâts fait dans seulement trois villages touchés par le phénomène. De ses détails, il ressort plus de 30 millions de francs CFA à payer aux paysans en guise de dédommagement. Or le montant perçu chez les peulhs et qui a conduit à ces dégâts évalués à cette bagatelle somme est 1.050.000 FCFA selon les déclarations de l’agent collecteur. Même si à ce niveau la population parle de 1.500.000 FCFA. Il est établi ainsi que la taxe perçue est insignifiante et ne peut rien contre les dégâts causés. Mais en attendant le point exhaustif, l’on peut s’intéresser à ces quelques questions d’éclaircissement. D’abord, sur quelle base légale le SE a-t-il ordonné le prélèvement des frais de parcage ? Pourquoi a-t-il posé un tel acte sans aviser le Chef du Conseil Communal ou de supervision ? Peut-on soupçonner un climat de méfiance entre le SE et le Maire ?. L’autre question qui mérite d’être posée est: qui payera la facture des dégâts ? Il serait regrettable que les maigres ressources de la commune soient utilisées à cette fin. Les deux responsables de la Mairie doivent éclairer l’opinion publique.

Dieudonné Sodabi

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