A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes célébrée en différé à Zè par le parti Union progressiste le Renouveau, le député Nestor NOUTAÏ a appelé à un changement de comportements face aux grossesses non désirées et aux pratiques d’avortement clandestin.
Dieudonné SODABI
Il s’agit d’une rencontre initiée par le parti Union progressiste le Renouveau pour célébrer l’édition 2026 de la journée internationale des droits des femmes et remercier les militantes, militants et sympathisants du parti pour leur exploit inédit lors des élections législatives et communales du 11 janvier dernier. Si le volet festif de cette célébration a été ponctuée d’une caravane à travers le centre de la commune et d’animation riche en prestations musicales, le volet intellectuel a permis d’aborder des thématiques essentielles liées à l’épanouissement de la femme et à la santé, surtout celle reproductive ainsi qu’aux obstacles qui entravent le bien-être de la gent féminine. Prenant la parole à cet effet, le député Nestor NOUTAÏ a exprimé sa préoccupation face à la persistance des grossesses non désirées et au recours aux avortements clandestins dans la commune, en dépit des efforts consentis par les autorités.
Pour le leader politique de la 6ᵉ circonscription électorale, ces « poches de résistance » doivent être combattues avec fermeté. Il a rappelé que le cadre légal au Bénin offre désormais des possibilités pour un avortement sécurisé, encadré par des professionnels de santé qualifiés.
L’honorable NOUTAÏ a insisté sur la nécessité pour les jeunes filles et les familles de privilégier les structures sanitaires en cas de décision d’interruption de grossesse. A l’en croire, lorsque la grossesse survient et que les concernés ne sont pas en mesure de la mener à terme, il est préférable de se rapprocher d’un médecin spécialiste plutôt que de recourir à des comprimés ou produits non prescrits. Le Député Nestor NOUTAÏ a pour finir, invité la population, en particulier les femmes, à dénoncer les pratiques clandestines qu’il qualifie d’illégales et dangereuses pour la vie humaine, tout en appelant à une prise de conscience collective pour la protection de la santé des femmes.